Interviu The One Julie /August

  • Rona, mereu surprinzatoare
Rona, mereu surprinzatoare

Rona, mereu surprinzatoare

Data: 09 iulie 2010 Autor: Andreea Esca

O stiu de mult pe Rona, parca de prea mult. Ceea ce ma face totusi sa uit ca timpul trece e faptul ca Rona e neschimbata. Vorbeste cu 100 de cuvinte pe secunda (chiar mai repede decat mine!), rade cu patos, se incrunta, trece de la o idee la alta, iubeste viaţa ca nimeni altcineva si, mai mult decat orice, iubeste camera de luat vederi!

The ONE: In Romania, orice ai face, in mintea tuturor a ramas povestea cu amanta presedintelui. Iţi mai amintesti cum a inceput toata nebunia ?
Rona Hartner: In ’99, tocmai avusesem mare succes cu un film in Franţa si secretarul lui Corneliu Vadim Tudor mi-a propus sa ma faca vedeta si in Romania, daca accept sa fac campanie electorala pentru Romania Mare. Iar eu i-am zis ca nu ma intereseaza. Si acum sunt terorizata sa vorbesc despre asta. Iar atunci cand, din convingere, am intrat in campanie electorala pentru Emil Constantinescu, au aparut problemele. Dar eu chiar eram pentru democraţie, cum sunt si acum. Convenţia Democrata in sine imi placea, erau ţaranistii, liberalii…
The ONE: Era o noua faţa a Romaniei…
R.H.: Da, exact. Minunata, de altfel. Şi secretarul lui Vadim mi-a spus ca, daca nu sunt de acord, o sa apara un material, care este luat de la niste paparazzi, si care o sa ma puna intr-o lumina proasta. Iar pe 8 ianuarie ’99, am aflat de la televizor ca scrisesem un jurnal intim, in care spuneam ca sunt amanta presedintelui. Bineinţeles, jurnalul era inventat de o prietena de-a mea, din nefericire, care avea nevoie de bani. Nu stiu daca a fost ideea ei sau a lui Vadim, dar a fost dureros, pentru ca eu am aflat, dupa 12 ani de prietenie, ca ea a fost implicata.

The ONE: Ce relaţie aveai tu, de fapt, cu Emil Constantinescu?

R.H.: Facusem cateva concerte pentru Convenţie. Sa vad 12 mii de oameni la un concert, pentru mine, care eram cantareaţa de rock alternativ, sa aud oamenii cum urlau acolo « Rona, Rona », era genial. In toata campania, cred ca l-am vazut pe Emil Constantinescu de doua ori. O data cand l-am felicitat pentru succes si alta data cand am dansat cu el un faimos dans, care a fost imortalizat de o mie de fotografi. In timpul acestui dans, eu cantam melodia, « Esti looser-ul meu ». Mi-am dat seama ca nu avea un mesaj foarte bun, si am inceput sa fac diverse lucruri, ca sa distrag atenţia, am inceput sa ma dau pe spate, picioare-n sus, chestii… Şi cum eram eu imbracata-dezbracata – in fine, fetele se imbraca acum exact cum ma imbracam eu atunci. Deci, la acel dans, s-a facut o tona de poze care au devenit o mina de aur si pe care le-au vandut toţi fotografii, ani de-a randul, pe la toate ziarele, spunand: « Uitaţi poziţia, uitaţi cracul in sus! »

The ONE: Ai stat vreodata de vorba cu presedintele, sa lamuriţi ce a fost atunci?

R.H.: Nu, niciodata; oricum, nu am stat niciodata de vorba cu el mai mult de cateva minute…

The ONE: Cum ai depasit momentul divorţului de soţul tau?

R.H.: Uf… M-am desparţit de el acum doi ani, si nu am vrut sa mai am niciun fel de alta relaţie, pentru ca am simţit ca trebuie sa fac un pasaj obligatoriu pentru a uita, a ierta, a trece peste sentimentul de esec.

Foto: Manoush/ George Balitchi

Citeste tot interviul realizat cu Rona Hartner in numarul din iulie-august 2010 al revistei The ONE

L'1visible

Sur Cette Page vous Trouverez Quelques Coupures de Presse sélectionnes sur un dossier de presse imposant !!!!

Nouveau interview par Georgina Oliver pour Nivea mag sur le web

L’INTERVIEW / En live avec une artiste « sans frontières »

Révélation du premier grand succès de Tony Gatlif « Gadjo Dilo », aujourd’hui maman d’une petite Sumayla (« belle lumière »), Rona Hartner est comédienne, chanteuse, danseuse et peintre à ses heures… Où puise-t-elle cette énergie ? Et, quels sont ses secrets de beauté ?

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D’origine allemande, née en Roumanie, parisienne d’adoption… Rona Hartner se dit de « Nationalité vagabonde » (titre de son album le plus emblématique, sorti en avril 2008). Dans « Gadjo Dilo » – César de la meilleure musique écrite spécialement pour un film – elle incarnait à merveille, face à Romain Duris, une jeune Tzigane aux yeux de braise et au sourire ravageur. Toujours aussi irrésistible, à la scène comme à la ville, elle rayonne d’une chaleur humaine sans borne.

Paris, par une journée ensoleillée, idéale pour une interview en plein air… Réponse enjouée : J’ai un essayage le matin et une répétition vers 4 heures. On déjeune…? Resplendissante dans une tenue parfaitement assortie à l’esprit « jazz-manouche » de ses spectacles actuels, Rona attaque un plat de raviolis parsemés de parmesan avec une gourmandise non dissimulée. Regard malicieux, explication express : Je peux manger à peu près tout ce que je veux à condition de courir tous les jours !

Quelle belle énergie !

Oui, pendant la grossesse, j’avais beaucoup pris… Heureusement, j’ai presque tout reperdu ! Tous les matins, au parc, les promeneurs peuvent assister à un spectacle gratuit s’ils le souhaitent. Quand je cours, j’écoute de la musique « dancefloor » roumaine et je m’arrête de temps en temps pour danser en pleine nature.

Son autre « atout forme » ? Parcourir Paris à vélo ?

C’est aussi un état d’esprit ! On voit la ville dans toute sa beauté ! J’ai un vélo électrique, je pense à ne pas polluer… Mais avant tout c’est un plaisir de voir « la vie en mouvement » comme dans un film, de réfléchir en prenant l’air : c’est bon pour la forme et le teint ! J’habite Montmartre, en haut de la colline, face au Sacré-Cœur… Alors, de toute façon, je n’aurais pas le courage de remonter toutes ces marches à pied !

Ses recettes pour avoir un teint aussi lumineux ?

Je mélange des huiles essentielles à base d’anti-oxydants, de rose ou d’huile d’argan à ma crème de nuit et à ma crème de jour. L’huile d’argan est une pure merveille ! L’été, je m’en tartine le corps entier, des pieds à la tête… Ça sent les cacahuètes grillées !

Comment sublime-t-elle son éclat naturel ?

J’évite l’effet « masque ». Je me mets un peu de poudre sur les pommettes, afin de « contourer » les traits du visage. Pour les yeux, il me faut juste de l’ombre à paupières, un bon eyeliner et parfois de l’anti-cernes… J’insiste sur les sourcils avec du mascara, celui dont je me sers pour les cils.

Et quelles sont ses astuces pour avoir les cheveux si brillants ?

Avant le shampooing, j’applique sur les racines de l’huile de ricin naturelle – celle qu’on utilise habituellement pour les sourcils – et ensuite, sur les pointes, une huile à base de plantes (jasmin, romarin, fleur d’oranger…). J’utilise toujours un démêlant et ne me lave jamais les cheveux sans terminer les soins avec un masque.

Parmi ses projets, deux « belles aventures » : un nouvel album (« qui sortira à la rentrée et qui s’appellera Natura ») et un film autobiographique (« dont le titre est Danse avec Dieu »)…

Il s’agit d’un film européen, pas uniquement centré sur l’univers des gitans, même s’il y a quand même un esprit vagabond, un côté nomade… Il parle de voyages en général et du dépassement des frontières. Je l’ai écrit et je vais le réaliser. Je joue dedans, je chante dedans… Et, je danserai, aussi ! C’est l’histoire de mes débuts et de mon intégration artistique.

C’est génial de travailler en équipe ! Je vais surtout faire appel à des acteurs qui sont déjà passés derrière la caméra – à des comédiens qui ont une expérience de réalisateur – pour qu’on puisse s’enrichir les uns et les autres. Avec les musiciens, c’est pareil ! Je suis une sorte de « metteuse en scène »… Pour moi, un concert, c’est une série de belles rencontres : pas seulement entre les musiciens et moi, ou entre les musiciens, le public et moi, mais aussi entre les musiciens qui jouent tous d’instruments différents et qui sont d’origines différentes… Si un musicien joue sans rien partager avec les autres, en voulant attirer la lumière sur lui, on ne peut pas continuer de travailler ensemble !

Des concerts en perspective ?

Oui, plein, en juin et en juillet ! Je participe à la fête de la musique le 21 juin. Il s’agit d’un mix de gospel et de musique tzigane programmé à La Villette, à Paris. Avant ça, le 19 juin, je serai à Marseille pour la Fête du panier avec le spectacle Nationalité Vagabonde. Cet été, je ferai plusieurs concerts avec DJ Tagada, et je voyagerai en Hongrie et au Canada…

Pour Rona Hartner, l’essentiel se trouve loin des projecteurs. Elle parle de son arrière grand-mère roumaine avec une émotion évidente…

C’est un sourire permanent ! Elle a traversé deux guerres mondiales et les grandes famines du XXe siècle, mais reste toujours aussi lumineuse ! Elle a une peau magnifique, pourtant jusqu’à très récemment elle n’avait jamais même goûté à une pomme (c’était pour les cochons !), ni mangé de la salade (c’était pour les chèvres !)…

Dans la famille de Rona, on « naît » belle et lumineuse de mère en fille. Elle évoque aussi la personnalité solaire de sa petite Sumayla…

Deux ans déjà ! Elle est blonde comme les blés avec de grands yeux bleus et c’est vraiment une « belle lumière » ! Toujours souriante ! Mon prénom – Rona – veut dire « lumière » en Turc, alors quand je cherchais un prénom, lorsque je l’attendais… j’ai trouvé que c’était une jolie idée que le fruit d’une « belle rencontre » avec une « lumière » puisse s’appeler « belle lumière » ! C’est comme ça que nous avons choisi Sumayla !

A quoi ressemble une personne avec « une belle lumière intérieure » ?

C’est une personne qui a appris à regarder à l’intérieur d’elle-même et qui du coup va rayonner ! Si on ne vit qu’à travers des événements extérieurs et le regard des autres, on risque de se perdre… parce qu’on n’a pas pris le temps d’avoir une vie intérieure !

Propos recueillis par Georgina Oliver

Crédit photo :

Rona Hartner pour Manoush / Photo George Balitchi DR

article au journal 20 minutespromo journal 20 minutes pour les concerts 2003/2004

avec Emir Kusturica sur scene au Festival De Printemps des Bourges 2005

avec Emir Kusturica sur scene au Festival De Printemps des Bourges 2005

article sur la sortie Boum ba Clash

couverture Journal Unica

Couverture Story Romania

Interview Paris Voice By Georgina Oliver pour la sortie de Mischka

Membre Du Jury au festival de film Anonimul premiere edition 2006

Time Out NEW YORK  they say : Rona Hartner plays as she were a human panther ……..

10 best to Watch Variety Prize 1998

Jounal Variety qui annoncent les meilleurs espoirs du cinema mondial en 1998

En alemagne le film triomphe d un grand succes

Happy hour feat rona hartner

Happy hour avec Mahala Rai Banda & Marutza of course

Shooting pour Confidential 2009

Rona Hartner inerview By Bob Campbell

Romanian actress studied Gypsy life for plum role
The Star Ledger Staff Writer

« When I was 9, » says willowy actress-singer-saxophonist Rona Hartner, in her liquid Eastern European accent, « I wanted to be president of Romania, but my mother say ‘You can’t be, you have a German name.’ So I decide to be a star. »

The back road is merging with the fast lane for the star of France’s « Gadjo Dilo, » opening today in New York and New Jersey (see review on following page).

Having scored in Shakespeare’s « The Tempest » at home (« I have a connection with tempests ») and played an improvised one-woman version of « Porgy and Bess » in Hungary, the deceptively dainty 25-year-old is negotiating with Warner Records to cut an album of « Gypsy rap jazz. »

Her current New York visit is literally a dream come true.

« In Romania, under the Communists, » she says emotionally, as she says everything, « we couldn’t imagine the outside world. But we dreamed, we dreamed. I dream all my life that I sleep in airliners and go everywhere in the world. »

The recording project springs from Hartner’s white-hot « Gadjo Dilo » turn, as an independent-minded Gypsy who takes up with a French visitor to her insular Romanian village. The young actress stirs up a precocious mix of humor, harshness and sexuality as the fearless Sabina.

She gained weight and adopted a frown of age to play the earthy role. Onscreen she recalls the young Anna Magnani but, over lunch at a New York hotel, she suggests a hybrid of Madonna and The Madonna.

Wearing a lacily demure but loosely buttoned blouse that frames a delicate gold cross, with dark, luminous eyes and a set, almost scowling mouth, Hartner regularly crosses herself (« I let God decide things » ) and slips away on mystical tangents. The ethereal manner hardly veils her steely determination.

Follow the dots: At 23, stage actress Hartner bluffed her way into a « Gadjo Dilo » audition for Franco-Gypsy director Tony Gatliff, by claiming fluency in French and Romany (« as different from Romanian as Pakistani »). She knew neither.

A handful of memorized French sentences got her through the opening interview. « When I run out of French, I jump on the table and start to dance. Tony says, ‘She’s crazy, I’ll take her.’ »

She nearly lost the part after being cast and spending four months in a Gypsy household as she picked up Romany. When Gatliff returned for the start of production, she relates, rivals assured him she’d left the city.

The day was saved, Hartner claims with glistening conviction, by the same fortune-teller friend who’d previously predicted that « my destiny would be decided in Paris. »

The actress swears that her friend intuitively recognized a complete stranger in a Bucharest cafe as Gatliff, and reunited him with Hartner.

Romanian showbiz being what it is, her problems weren’t over. Not yet fluent in French (she learned that part of the dialogue by rote), Hartner was puzzled by Gatliff’s disappointment in her performance.

« It was the translator! » she exclaims, narrowing those lustrous eyes into a knifelike squint. « Nobody wants me to have this part because for Romania, the money is very good. This one actress, she’s famous in Romania so I won’t say her name, she promise to sleep with the translator and give him half her money if he got me out! So he was always saying something different to me from the director. »

Her role expanded during production in a Gypsy settlement, where some of the inhabitants had never seen a camera.

Sabina was « more a metaphor » in the first script, Hartner says. There might — or might not — be a slight miscommunication involved when she credits herself with devising the lovers’ amazingly raw pre-coital dialogue « from my own experience. »

Not every performer in Romania, a country she loves (« the world must not forget us ») is a cutthroat. Some go to the opposite extreme. When her ensemble was invited to a Budapest arts festival, Hartner’s colleagues all pulled out.

« They say ‘we don’t want money, we don’t want success,’ » she says with a mixture of admiration and horror. « ‘We want to stay here and suffer.’ I think they are afraid of the Occident. »

The undaunted Hartner went to Hungary as a one-person ensemble. On the train she came up with her solo « Porgy and Bess, » taking on both male and female parts. She describes the performance, advertised by her handmade posters, as a grand success.

Pausing between bites of grilled tuna, she treats a grateful interviewer to melodious, Romanian-inflected snippets of « It Ain’t Necessarily So » and « Bess, You is My Woman Now. »

For all her élan, « suffering » is a key word in Hartner’s vocabulary — romantic suffering, Gypsy suffering, her educated parents’ suffering under dictator Ceaucescu. Her father, an artist forbidden to paint except on state themes, turned to architecture. His jazz collection boosted Rona’s morale, inspiring her to travel « halfway across Romania » for weekly saxophone lessons.

The Romanian dynamo seems mercurial, even volatile, by Western norms, but she felt like an over-civilized socialite next to her Gypsy co-stars.

« They can’t hold anything back, » Hartner says in praise. « If they want to say a bad word to someone, they have to say it even if they know they’ll get killed for it. And happiness is happiness, no kidding around. They say, live through your skin. »

« Too much education, too much school can change you into something without heart, » she says.